Causerie informelle autour de M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM

La Mission de la France a, le mercredi 10 février 2010, accueilli une cinquantaine de fonctionnaires internationaux français pour une causerie organisée à l’initiative de notre compatriote Mme Geneviève Féraud. Cette réunion causerie fait suite à celle organisée avec le concours de M. Pascal Lamy, directeur général de l’organisation mondiale du Commerce, le 29 septembre dernier.

JPEG - 37.8 ko
Mot d’accueil de l’Ambassadeur Mattéi (Genève, 10 février 2010)

Dans ce cadre, M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, a aimablement accepté de venir dialoguer avec les participants et livrer son analyse du changement climatique et des grands dossiers environnementaux en cours.

Après les paroles de bienvenue de M. l’Ambassadeur Jean-Baptiste Mattei, Représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et de Mme Geneviève Féraud, M. Michel Jarraud est intervenu pendant une trentaine de minutes sur les principaux sujets à l’ordre du jour de son agence.

Lors de ses propos introductifs, il a insisté sur la distinction essentielle qu’il convient de faire entre le "changement climatique" et la "variabilité climatique", l’un pouvant dériver de causes humaines, l’autre étant liée aux cycles naturels de notre planète.

JPEG - 25.2 ko
M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, et Mme Geneviève Feraud (Genève, 10 février 2010)

Parmi les principaux thèmes abordés :

- ===Travaux du GIEC=== : M. Jarraud a souligné la complexité et la richesse des rapports, publiés environ tous les cinq ans qui avaient permis d’aboutir en 2007 au constat « au-delà du doute raisonnable » d’un réchauffement climatique d’origine anthropique ayant déjà des conséquences mesurables. Si certaines erreurs ou approximations étaient inévitables, les travaux du GIEC demeuraient une référence en matière de diversité de sources d’informations et de leur exploitation de manière aussi rigoureuse que possible.

- ===Conférence de Copenhague(décembre 2009)=== : le bilan était certes décevant au regard des attentes du public, mais le Sommet avait permis de réelles avancées, notamment sur le volet « adaptation » au changement climatique sur lequel l’organisation météorologique mondiale était plus particulièrement en mesure d’intervenir (mise en place courant 2010 d’un ambitieux « cadre global des services climatiques »). L’aspect multilatéral des négociations était déterminant dans le domaine météorologique et climatique et devait impérativement être préservé.

- ===Changement climatique et fréquence des catastrophes hydro-météorologiques=== : Selon M Jarraud, il s’agissait d’un domaine où il demeurait beaucoup d’incertitudes mais certains types de catastrophes étaient susceptibles de se produire plus fréquemment. Par ailleurs, l’élévation du niveau des océans et de la moyenne des températures risquait d’aggraver les conséquences pour les Etats côtiers des cyclones et inondations. Il est aussi probable que les vagues de chaleur ou les périodes de sécheresse dans certaines régions augmentent en fréquence et intensité. Enfin, il convenait de porter une attention particulière aux conséquences des phénomènes météorologiques sur des zones touchées par des catastrophes naturelles, comme c’était le cas en Haïti avec l’arrivée dans quelques mois de la saison des pluies puis des premiers cyclones dans la région.

Un débat, marqué par de nombreuses questions, s’est ensuite engagé avec les participants puis la rencontre s’est conclue par un verre de l’amitié offert par la Mission permanente de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève.

publié le 17/02/2010

haut de la page