Catherine Paulet, candidate française au Sous-comité des Nations Unies pour la prévention de la torture

En vue des prochaines élections des futurs membres du Sous-Comité des Nations Unies pour la prévention de la torture (SPT) le 25 octobre 2018, la France présente la candidature de Catherine Paulet pour un second mandat.

Le Sous-comité des Nations Unies pour la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

Le SPT a été créé par le protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumains et dégradants (OPCAT). Composé de 25 experts indépendants issus des États parties à l’OPCAT, il a débuté ses travaux en février 2007. Le SPT a un double mandat :

  • il visite tous les lieux de détention au sein des États parties et examine le traitement des personnes qui y sont détenues
  • il assiste et conseille les mécanismes nationaux de prévention de la torture (MNP) dans l’exercice de leur mission.

Le SPT est un organe innovant qui crée une coopération constructive avec les États permettant de trouver des solutions justes et adéquates aux causes de torture afin de mieux protéger les personnes détenues et de créer les conditions d’absence de mauvais traitements.

La candidature de Catherine Paulet

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Médecin-chef du pôle « psychiatrie, médecine, et addictologie en détention » auprès des hôpitaux de Marseille, Catherine Paulet s’occupe en particulier de populations en milieu pénitentiaire et centre de rétention administrative. Praticienne reconnue dans le traitement des personnes privées de liberté, elle possède une connaissance approfondie et pratique des questions relatives à leur prise en charge sanitaire.

Depuis plus de 20 ans, Catherine Paulet a mis ses compétences au service des mécanismes internationaux de protection contre la torture.

« Convaincue que mon expertise et mon engagement sont de nature à contribuer utilement aux travaux du sous-comité, j’exercerai mon mandat avec rigueur et indépendance. »

Dans le cadre de son premier mandat, Catherine Paulet a participé à l’élaboration de nouveaux mécanismes nationaux, a instauré des dialogues de confiance avec des États et a contribué à la mise en place de certaines recommandations. La France soutien un second mandat de Catherine Paulet pour permettre le suivi de ces améliorations et le renforcement de l’action et de l’expertise médicale du comité.

publié le 26/10/2018

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