CDH38 : Point 5 - Défenseurs des droits

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38ème session du Conseil des droits de l’Homme

Point 5 - Défenseurs des droits

Intervention de la France

Genève, le jeudi 28 juin 2018

La version prononcée fait foi.

Jeudi 28 juin, le Représentant permanent a prononcé une déclaration transrégionale sur le rôle des Défenseurs des droits de l’Homme au nom d’un groupe de plus de 45 Etats dans le cadre du débat général sous point 5 de la 38ème session du Conseil des droits de l’Homme.

Alors que nous célébrons cette année les 20 ans de la déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, il est important de rappeler la contribution essentielle des défenseurs des droits de l’Homme aux travaux des mécanismes du Conseil des droits de l’homme et des organes conventionnels et leur rôle indispensable pour promouvoir et protéger les droits de l’Homme, mais aussi pour prévenir les violations.

Merci Monsieur le Président,

La France prononce cette intervention au nom d’un groupe de 45 Etats.

Nous célébrerons cette année les 20 ans de la déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme. Je voudrais rappeler le chemin parcouru depuis lors. Le mandat de rapporteur spécial sur les défenseurs des droits a été créé : il joue un rôle essentiel pour appeler l’attention sur les situations les plus préoccupantes. Nous nous félicitons également de la nomination d’un haut responsable, au sein du système des Nations Unies, de la lutte contre l’intimidation et les représailles à l’encontre des personnes coopérant avec les Nations Unies sur les droits de l’homme., en la personne du Sous-Secrétaire général aux droits de l’Homme, Andrew Gilmour. Nous soutenons leur mandat et saluons leur travail tout comme le rôle essentiel que joue le Président du Conseil en exerçant un suivi et en alertant le sous secrétaire général de toute allégation portée à sa connaissance.

Les défenseurs des droits de l’homme plaident en faveur du plein exercice des libertés individuelles et jouent donc un rôle préventif. Ils surveillent le respect des droits de l’homme par les États et documentent les violations et les abus. Nous réaffirmons la contribution essentielle des défenseurs aux travaux des mécanismes du Conseil des droits de l’homme et des organes conventionnels. C’est précisément la raison pour laquelle il est crucial de s’attaquer aux situations où certains gouvernements cherchent à étouffer la voix des individus qui défendent les droits de l’Homme.

Lors de son discours d’ouverture, le Haut-commissaire aux droits de l’Homme a évoqué ici les tendances inquiétantes pour les droits de l’Homme. Beaucoup de défenseurs des droits de l’Homme sont les premiers affectés par le rétrécissement de l’espace pour la société civile. Certains font l’objet de violences, de menaces et de représailles, parfois même de torture ou autres mauvais traitements, de détention arbitraire et d’exécutions extrajudiciaires, pour le simple fait de défendre les droits de l’homme que nous cherchons tous à promouvoir et protéger. Nous condamnons ces persécutions.

Les femmes défenseurs des droits de l’homme jouent un rôle particulièrement important pour le respect des normes et principes universels relatifs aux droits de l’Homme dans un environnement où les droits des femmes dans le monde restent largement menacés. Les menaces auxquels elles peuvent être confrontées exigent que les États et le système des droits de l’homme des Nations Unies envisagent des mesures de protection adaptées aux défis spécifiques auxquels font face les femmes défenseurs des droits de l’homme.

Pourtant, de nombreux Etats reconnaissent effectivement que la participation de la société civile et le rôle des défenseurs des droits contribuent à l’établissement de sociétés ouvertes, prospères, pacifiques et respectueuses de l’état de droit.

Nous espérons que les célébrations du 20ème anniversaire de la déclaration, la réunion de Haut-niveau à l’Assemblée générale et le sommet des défenseurs à Paris, seront l’occasion pour les Etats de réaffirmer leur engagement à protéger les défenseurs des droits de l’Homme et à garantir un environnement favorable à leurs activités, librement et sans interférence, intimidation, abus, menace, violence, représailles ou restriction indue.
Je vous remercie.

publié le 03/07/2018

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