CDH38 - Dialogue interactif sur le racisme, la xénophobie

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38ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Rapporteure spéciale sur les différentes formes de racisme, de xénophobie et de l’intolérance qui leur est associée

Intervention de la France

Genève, le lundi 2 juillet 2018

La version prononcée fait foi.

Merci Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union Européenne.

Madame la Rapporteure spéciale,

La France vous remercie pour votre rapport consacré à la discrimination à caractère raciste dans l’accès à la citoyenneté, la nationalité et dans l’immigration.

Vous liez notamment le risque d’apatridie à certains phénomènes de discrimination et de xénophobie. Le phénomène de l’apatridie est un drame humain, ainsi qu’un défi pour la communauté internationale. Comme vous le mettez en évidence dans votre rapport, ce sont, en bien des cas, les cadres réglementaires et institutionnels qui « créent » l’apatridie. Celle-ci peut toucher certaines populations stigmatisées. Elle touche aussi de façon disproportionnée dans certains Etats les femmes séparées ou divorcées de leurs maris, du fait de dispositions discriminatoires à l’égard des femmes s’agissant de la conservation de leur nationalité ou sa transmission à leurs enfants. La France partage vos préoccupations, et rappelle son engagement contre l’apatridie.

Vous pointez également la cristallisation des angoisses sociales ou économiques qui se transforment en rejet voire en haine à caractère raciste ou xénophobe. Ce sujet est pour la France un sujet constant d’attention.

Notre pays exerce une action de prévention, par ses dispositifs de lutte contre le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et par une action effective pour prévenir et punir les violences qui peuvent en découler. Un troisième plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme pour la période 2018-2020 vient d’être adopté, notamment afin d’enrayer la dissémination de la haine sur internet, de lutter contre toutes les formes de discrimination à l’école et de renforcer la poursuite des infractions de nature raciste ou antisémite. Aucune idéologie prônant la haine ou la violence du fait de l’origine ne saurait être tolérée sur le territoire de la République.

Je vous remercie.

publié le 02/07/2018

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