CDH38 - Dialogue groupé : discrimination à l’égard des femmes et traite des êtres humains

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38ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue groupé avec le Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants

Intervention de la France

Genève, le mercredi 20 juin 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union Européenne.

Mesdames et messieurs les membres du Groupe de travail,

La France vous remercie de votre rapport et souhaite vous féliciter pour votre contribution considérable au renforcement des mécanismes de défense des droits des femmes.

La France s’inquiète de la résurgence de discriminations et de lois portant atteintes aux droits fondamentaux des femmes à travers le monde, elle est pleinement disposée à agir pour protéger leurs acquis.

Vous recommandez dans votre rapport de mettre en place des stratégies pour accroître l’accès des femmes au marché du travail et d’assurer l’égalité des rémunérations.

Sachez que la France est profondément impliquée sur cette question. Notre gouvernement s’est ainsi engagé à supprimer l’écart salarial d’ici à trois ans en sanctionnant à partir de 2022 les entreprises de plus de 50 salariés qui présentent des écarts injustifiés de salaires entre hommes et femmes.

Madame la Rapporteuse spéciale,
Si personne ne s’oppose sur le principe à l’autonomisation économique des femmes, certains la distingue cependant de leur autonomie corporelle, or les deux sont pour nous intimement liés. Pourriez-vous nous partager votre analyse sur cette question ? Merci.

Madame la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains,

La France vous remercie de votre rapport et partage votre profonde indignation quant au développement de véritables marchés d’esclaves en Afrique du Nord. Ces violations graves des droits de l’homme constituent pour la France des crimes contre l’humanité qui doivent être dénoncés avec la plus grande fermeté. Ces trafics nourrissent des réseaux terroristes et une économie souterraine facteurs de déstabilisation des Etats.

Vous soulignez les risques de traite et les formes d’exploitation auxquels sont exposés les migrants sur la route des Balkans pour atteindre l’Europe. La France a mis en œuvre des actions de coopération techniques et opérationnelles avec les pays de la région pour favoriser le renforcement des capacités, la prévention, la protection des victimes et le démantèlement des réseaux criminels.

Madame la Rapporteure spéciale,

Face à ce phénomène pluri-acteurs et transfrontalier, comment croyez-vos que le rôle des Etats puisse être le plus pleinement efficace ?

Je vous remercie./.

publié le 25/06/2018

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