CDH37 - Dialogue interactif - Droits de l’Homme en République centrafricaine

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37ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif de haut-niveau sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine

Intervention de la France

Genève, le mercredi 21 mars 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous remercions le Ministre de la Justice de la République centrafricaine pour sa participation à ce débat ainsi que les représentants de l’Union africaine, des Nations unies et de la société civile. Nous félicitons Madame Keita-Bocoum pour son engagement aux côtés des autorités centrafricaines.

Nous restons très préoccupés par la situation sécuritaire en RCA et par la persistance de la violence des groupes armés. La population est la première victime de ces violences intolérables, comme l’illustre l’attaque d’un hôpital à Ippy le 12 décembre 2017, causant la mort de 17 civils.
La situation humanitaire s’est nettement détériorée, ne permettant toujours pas le retour de la plupart des Centrafricains déplacés ou réfugiés.

La France condamne fermement les atteintes aux droits de l’Homme commises par les groupes armés ainsi que les attaques perpétrées contre la MINUSCA et contre les travailleurs humanitaires.

Cette situation rappelle la nécessité de progresser rapidement dans la mise en œuvre effective du désarmement.

La France appelle à cet égard les parties à poursuivre la mise en œuvre rapide et ambitieuse de la feuille de route conjointe pour la paix et la réconciliation, adoptée le 17 juillet à Libreville par les autorités centrafricaines, l’Union africaine et les pays et organisations de la région.

Le recrutement d’enfants par les groupes armés reste un problème majeur. Nous appelons les groupes armés à mettre un terme définitif aux recrutements d’enfants et à faciliter leur réintégration.

Nous saluons l’adoption par le conseil de sécurité de la résolution 2399 qui applique le régime de sanctions aux auteurs d’incitations à la violence, qu’elles soient à caractère ethnique, religieux ou dirigées contre la MINUSCA.

Madame l’experte indépendante,

Vous avez indiqué que la justice populaire remplaçait encore trop souvent la justice étatique. Cela illustre le besoin urgent du redéploiement des services judiciaires dans le pays. Les efforts de lutte contre l’impunité restent clés pour le processus de réconciliation. La France salue à cet égard l’aboutissement de procédures judiciaires contre des responsables d’exactions lors des récentes audiences criminelles à Bangui, ainsi que les avancées notables dans la mise en place de la CPS, qui devrait pouvoir démarrer ses enquêtes prochainement

Soyez assurée que la France demeurera engagée pour la stabilisation et la protection des droits de l’Homme en RCA.

Je vous remercie.

publié le 23/03/2018

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