CDH37 - Dialogue interactif - Droits de l’Homme en RDC

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37ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo

Intervention de la France

Genève, le mardi 20 mars 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

La France réitère sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation des droits de l’Homme en République démocratique du Congo.

Nous condamnons les violences commises par les forces de sécurité lors des manifestations de décembre, janvier et février dernier. Nous réitérons notre appel aux autorités congolaises à faire toute la lumière sur ces violences, afin que les responsables en répondent devant la justice. Nous appelons à cet égard les autorités congolaises à mettre en œuvre les recommandations de la commission nationale d’enquête mixte sur les violations relatives aux droits de l’Homme en lien avec les manifestations du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018.

Le rétrécissement de l’espace démocratique, les atteintes à la liberté d’expression et le harcèlement à l’encontre de l’opposition et de la société civile sont également préoccupants.

La tenue, dans les délais, d’élections crédibles et transparentes, conformément au calendrier électoral publié le 5 novembre 2017, permettant une alternance pacifique et démocratique, est indispensable pour un retour à la stabilité dans le pays. Nous soutenons à cet égard la mise en place de l’équipe coordonnée d’experts internationaux en appui au processus électoral.

La grave détérioration de la situation humanitaire et la multiplication récente des violences et conflits intercommunautaires sont aussi source de préoccupation.

S’agissant des violences commises dans les Kasaï, la France encourage les autorités congolaises à continuer à faciliter le travail de l’équipe d’experts internationaux mis en place par ce Conseil en juin dernier. Leur travail est indispensable pour s’assurer que les crimes commis dans les Kasaï ne restent pas impunis.

La France appelle la RDC à mettre en œuvre les engagements énoncés dans l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, dont nous commémorons le 5ème anniversaire de la mise en œuvre.

A l’heure où le pays est engagé dans la préparation d’échéances électorales susceptibles de marquer un tournant dans son histoire politique, « les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation », doivent continuer d’inspirer ses institutions et ses dirigeants.

Je vous remercie./.

publié le 21/03/2018

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