CDH33 - Dialogue interactif sur le Compte-rendu oral du Haut Commissaire sur l’Ukraine.

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 27 septembre 2016 lors du Dialogue interactif sur le Compte-rendu oral du Haut Commissaire sur l’Ukraine.

33ème session du Conseil des droits de l’homme
Dialogue interactif sur le Compte-rendu oral du Haut Commissaire sur l’Ukraine
(mardi 27 septembre 2016)


La France se joint à la déclaration faite par l’Union Européenne.

Elle remercie la Haute Commissaire adjointe pour sa présentation de la situation en Ukraine.

La France est très préoccupée par la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans les zones de l’Est ukrainien sous contrôle séparatiste, qui est liée à l’accroissement de l’intensité des hostilités entre juin et août 2016.

Plus de 9.600 personnes ont perdu la vie depuis le début du conflit, tandis que près de 22.500 autres ont été blessées, dont un grand nombre de civils. 1,7 million de déplacés internes et 1 million de personnes ayant quitté le pays ont dû abandonner leurs maisons. Les cas de disparitions forcées, de détentions arbitraires et de torture rapportés par le dernier rapport du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, y compris dans les territoires contrôlés par les autorités ukrainiennes, sont intolérables et doivent faire l’objet d’enquêtes afin de traduire l’ensemble des auteurs en justice.

La France reste également très préoccupée par la situation en Crimée. Les résidents voient leurs libertés et droits fondamentaux continuer d’être régulièrement violés par les autorités de facto. La répression des voix dissidentes ainsi que les pressions, discriminations et harcèlements constants dont sont victimes les Tatars de Crimée doivent cesser. La France condamne à cet égard l’interdiction des activités du Medjlis, l’assemblée consultative des Tatars de Crimée.

La France partage les préoccupations du Haut Commissariat concernant les restrictions aux libertés et droits fondamentaux, en Ukraine en général et plus particulièrement dans les régions de Donetsk et de Louhansk. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la justice y souffre de graves dysfonctionnements. L’interruption du paiement des prestations sociales et des pensions contribue à aggraver les conditions de vie des populations sur place. La restauration des liens socio-économiques fait partie intégrante de la mise en œuvre effective des Accords de Minsk auxquels la France est attachée.

Face à ces développements, la France encourage l’Ukraine à poursuivre sa coopération avec le Haut-Commissariat. Il est essentiel que les observateurs internationaux puissent avoir accès aux zones de l’Est ukrainien sous contrôle séparatiste et à la Crimée.

La France réitère son appel à la libération de tous les otages et personnes illégalement détenues, conformément aux engagements pris dans le cadre des accords de Minsk.

La France appelle par ailleurs toutes les parties à respecter l’ensemble de leurs engagements liés aux accords de Minsk, seule voie vers une résolution globale de la crise. Le cessez-le-feu doit être complètement respecté.
La France rappelle en outre aux parties au conflit la nécessité de respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire, y compris en s’assurant que l’aide humanitaire puisse être acheminée sans obstacle.

Je vous remercie./.

publié le 27/09/2016

haut de la page