CDH32 - Dialogue interactif sur le Soudan du Sud

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 22 juin 2016 lors du Dialogue interactif sur le Soudan du Sud

32ème session du Conseil des droits de l’homme
Dialogue interactif sur le Soudan du Sud
(mercredi 22 juin 2016)



Monsieur le Président,
La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous continuons d’être profondément préoccupés par la situation des droits de l’Homme au Soudan du Sud, compte tenu de la gravité des violations commises par les parties au conflit – qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité – et dont certaines perdurent aujourd’hui.

Nous appelons toutes les parties à cesser ces actes de violences, afin de créer les conditions favorables à la stabilisation et à la reconstruction du pays.

La France exhorte en particulier toutes les parties à libérer les enfants enrôlés dans leurs rangs, conformément aux engagements qui ont été pris.

Nous déplorons le fait que les acteurs humanitaires et le personnel des Nations Unies continuent d’être victimes d’attaques, qui sont inacceptables. Leur sécurité doit être garantie pour permettre l’efficacité de leur action.

Il y a près de deux mois, le gouvernement transitoire d’union nationale, prévu par l’accord de paix d’août 2015, était formé. Il est désormais essentiel que le gouvernement transitoire d’union nationale prenne rapidement des mesures pour mettre en œuvre l’ensemble des dispositions de l’accord de paix.

La France souligne en particulier l’importance des dispositions de l’accord relatives à la justice et à la réconciliation. Il est en effet indispensable que la lutte contre l’impunité soit une priorité, au regard de l’ampleur des crimes commis ces dernières années au Soudan du Sud. Tous les auteurs de violations des droits de l’Homme, quel que soit leur statut ou leur fonction, doivent répondre de leurs actes devant la justice. C’est indissociable de tout processus de réconciliation nationale : il ne peut y avoir de paix sans justice.

Afin de contribuer à l’enracinement de la démocratie au Soudan du Sud, la France appelle également le gouvernement de transition à prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir pleinement les libertés fondamentales, et notamment à assurer que les organisations non-gouvernementales peuvent exercer leurs activités librement.

La France salue l’annonce récente de la composition de la commission sur les droits de l’Homme au Soudan du Sud, créée par le Conseil des droits de l’Homme en mars dernier. Ce mécanisme de suivi de la situation au Soudan du Sud a un important rôle à jouer pour accompagner les autorités en faveur d’une amélioration effective de la situation des droits de l’Homme, et en appui aux efforts de lutte contre l’impunité. La France appelle toutes les parties à coopérer pleinement avec cette commission.

Je vous remercie./.

publié le 22/06/2016

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