CDH32 - Erythrée - Dialogue interactif avec la COI

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 21 juin 2016 lors du Dialogue interactif avec la Commission d’enquête internationale (COI) sur la situation en Erythrée.

32ème session du Conseil des droits de l’homme
Dialogue interactif avec la Commission d’enquête internationale sur la situation en Erythrée
(mardi 21 juin 2016)



Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous saluons l’important travail complémentaire réalisé par la commission d’enquête sur la situation des droits de l’Homme en Erythrée.

Suite à la présentation de son premier rapport en juin 2015, le Conseil des droits de l’Homme décidait de renouveler le mandat de la commission d’enquête afin que des travaux complémentaires d’investigation soient réalisés.

Aujourd’hui, la commission d’enquête confirme que certaines violations des droits de l’Homme commises en Erythrée, à savoir les crimes de réduction en esclavage, d’emprisonnement, de disparitions forcées, de torture, de persécution, de viols et de meurtres, sont constitutives de crimes contre l’humanité du fait de leur caractère systématique et généralisé.

La France ne peut que regretter, une nouvelle fois, que les autorités érythréennes aient refusé de donner accès à leur territoire à la commission d’enquête.

La France est profondément préoccupée par les conclusions de ce rapport, qui méritent d’être examinées par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

La France rappelle son attachement à la lutte contre l’impunité partout dans le monde : les responsables de crimes et de violations graves des droits de l’Homme doivent en répondre devant la justice.

L’engagement de l’ensemble de la communauté internationale est nécessaire afin que cessent les violations des droits de l’Homme en Erythrée.

Notre responsabilité, au Conseil des droits de l’Homme, est d’y contribuer en tenant pleinement compte de la gravité de la situation lorsque nous déciderons des suites à donner à ce rapport.

La France soutient le renouvellement du mandat de la Rapporteure spéciale, qui pourra notamment être chargée d’assurer le suivi des recommandations de la commission d’enquête.

Les contacts établis entre les autorités érythréennes et le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, qui ont permis au HCDH d’effectuer des visites sur place ces dernières années, constituent des signaux positifs. Nous encourageons les autorités à poursuivre en ce sens, ainsi qu’à appliquer rapidement des mesures concrètes afin de mettre en œuvre les engagements qu’elles ont pris dans le cadre de l’examen périodique universel.

Nous exhortons également les autorités à coopérer pleinement avec l’ensemble des mécanismes des Nations Unies, en particulier ceux établis par le Conseil des droits de l’Homme.

Je vous remercie./.

publié le 22/06/2016

haut de la page