CDH32 - Burundi - Dialogue interactif avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 29 juin 2016 lors du Dialogue interactif avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme sur la situation au Burundi.

32ème session du Conseil des droits de l’homme
Dialogue interactif avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme
sur la situation au Burundi
(mercredi 29 juin 2016)



Monsieur le Président,
La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Je remercie le Haut-Commissaire pour sa présentation qui montre que la situation des droits de l’Homme au Burundi continue d’être très préoccupante.

Je voudrais réitérer le soutien de la France au travail effectué par le Bureau du HCDH au Burundi, et encourager le gouvernement à continuer à coopérer avec ce bureau.

Nous nous réjouissons également que la mission d’experts indépendants ait pu effectuer récemment sa deuxième mission au Burundi et rencontrer de nombreux interlocuteurs. Son travail constitue une contribution essentielle à la lutte contre l’impunité, qui est indispensable à la paix et à la réconciliation nationale.

La France a pris note qu’une baisse significative du nombre d’exécutions a été enregistrée depuis le début de l’année. Nous déplorons toutefois la poursuite des cas de détentions arbitraires, de disparitions forcées et de torture dont se rendent coupables les forces de sécurité burundaises ; ainsi que la poursuite d’actes de violence par des individus non identifiés.

La France condamne également les fortes restrictions qui continuent d’être imposées aux libertés fondamentales, ce qui pèse en particulier sur les journalistes, les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’Homme.
La France appelle les autorités burundaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer la situation des droits de l’Homme, y compris en tenant les engagements pris lors de la visite du Secrétaire général des Nations Unies et de la délégation des cinq chefs d’Etat mandatés par l’UA en février dernier.

Tous les auteurs de violations des droits de l’Homme, quels qu’ils soient, doivent en rendre compte devant la justice. Les autorités du Burundi doivent engager sans tarder les procédures nécessaires à cette fin. La France salue à cet égard l’ouverture par la procureure de la CPI d’un examen préliminaire sur la situation au Burundi depuis avril 2015.

Monsieur le Président,
La France n’a qu’un seul objectif : celui d’éviter que la situation ne se dégrade. Les consultations organisées fin mai par la médiation régionale à Arusha marquent une première étape en faveur du dialogue inter-burundais, seule réponse à la crise. Nous appelons l’ensemble des acteurs burundais à s’engager sans réserve et de manière constructive en faveur du dialogue, et renouvelons notre appel à toutes les parties burundaises à ne pas recourir à la violence.

La France est plus que jamais mobilisée, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies, en faveur d’une solution politique et d’un renforcement de la présence des Nations Unies sur place pour contribuer à l’apaisement.

La France salue la mobilisation de l’Union africaine pour favoriser une sortie de crise, y compris par le déploiement prévu de 200 observateurs au Burundi. Elle appelle le gouvernement burundais à permettre le plein déploiement de ces observateurs.

La communauté internationale et ce Conseil doivent maintenir une vigilance de chaque instant. Aucun effort ne doit être épargné pour prévenir une dégradation de la situation au Burundi.

Je vous remercie./.

publié le 30/06/2016

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