CDH31 - Dialogue interactif groupé sur la prévention du génocide et les défenseurs des droits de l’Homme.

=== 31ème Session du Conseil des droits de l’Homme ===
Dialogue interactif groupé sur la prévention du génocide et les défenseurs des droits de l’Homme.

Intervention de la France
(jeudi 3 mars 2016)



Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Monsieur le Rapporteur Spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme,
La France salue votre rapport et soutient votre mandat. Elle souscrit pleinement à vos recommandations qui appellent à développer une approche globale pour garantir la sécurité des défenseurs des droits de l’homme.

Vous soulignez combien ces hommes et ces femmes participent, parfois au péril de leur propre vie et de celles de leurs proches, à la défense des libertés et à la préservation d’un espace public démocratique et pluraliste. La France appelle solennellement tous les Etats à protéger les défenseurs des droits de l’Homme et à garantir un environnement favorable à leurs activités.

Vous formulez des propositions concrètes pour construire une vision holistique de la sécurité des défenseurs des droits de l’Homme. La France souscrit à cet appel. Il est en effet essentiel de développer des outils adéquats pour construire leur sécurité et leur offrir le soutien dont ils ont besoin. Cela suppose notamment de garantir leur sécurité physique et psychologique, mais aussi leur sécurité dans la sphère numérique. À titre national, la France est mobilisée.


Monsieur le Conseiller Spécial sur la prévention du génocide,
La France soutient votre action qui vise à renforcer les mécanismes d’alerte au sein des Nations Unies car prévenir, c’est d’abord alerter.

La prévention passe aussi par la sensibilisation aux crimes génocidaires du passé. Mais prévenir, c’est aussi agir. La protection des civils doit être notre principale préoccupation et en cas de défaillance manifeste d’un gouvernement à remplir son obligation de protéger, c’est à la communauté internationale que cette responsabilité incombe. Car l’échec de la prévention ne doit pas s’ajouter à celui de l’inaction.
C’est tout le sens de l’initiative portée par la France visant à suspendre le recours au veto en cas d’atrocités de masse, dans le cadre d’un engagement volontaire et collectif des membres permanents du Conseil de sécurité.

Je vous remercie./.

publié le 04/03/2016

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