CDH31 - Dialogue interactif avec le Haut-Commissaire (10/03/2016)

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=== 31ème Session du Conseil des droits de l’Homme ===
Débat Général sous le point 2 de l’ordre du jour
Rapport annuel du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme
suivi d’un dialogue interactif avec le Haut-Commissaire.

Intervention du Représentant Permanent de la France
(Genève, 10 mars 2016)


Monsieur le Haut-Commissaire, la France s’associe à la déclaration de l’Union européenne et soutient votre action à la tête du Haut-Commissariat.

Votre voix forte et indépendante est essentielle pour dénoncer sans concession les violations des droits de l’Homme partout où elles sont commises et pour appeler à la poursuite des responsables. La France appelle tous les Etats à coopérer pleinement avec le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme et les mécanismes de ce Conseil.

Comme vous le soulignez, avec la multiplication des crises, les droits de l’Homme sont plus menacés que jamais.

- En Syrie tout d’abord, où le peuple syrien subit depuis plus de 5 ans la barbarie de Bachar El Assad, à laquelle est venue s’ajouter celle de Daech. Les criminels doivent savoir que tôt ou tard, leurs actes seront punis.

- En Libye où il est urgent de trouver une solution politique à cette crise en soutenant les efforts engagés sous l’égide des Nations Unies.
- Dans les territoires palestiniens et en Israël, où le statu quo n’est pas une option, le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire n’est pas négociable.

- En Ukraine où les violations des droits de l’Homme se poursuivent, notamment en Crimée, comme l’a souligné le dernier rapport de la Mission du Haut-Commissariat. La France appelle les parties au conflit à mettre en œuvre sans délai toutes les dispositions des accords de Minsk.

- La France salue le travail du bureau du Haut-Commissariat ouvert à Séoul pour documenter les violations massives des droits de l’Homme en Corée du Nord et appelle les autorités nord-coréennes à coopérer pleinement avec le Haut-Commissariat et les mécanismes de ce Conseil.

- Au Burundi, enfin, où la situation demeure toujours très préoccupante. Le déplacement récent au Burundi du groupe d’experts de ce Conseil est un signal positif envoyé par les autorités burundaises. Ce signal doit désormais être suivi d’effet et se traduire par des améliorations tangibles de la situation des droits de l’Homme. Nous saluons également le travail réalisé par votre bureau sur place, et appelons les autorités à continuer à coopérer avec ce bureau.

Hors des zones de conflit, vous avez aussi récemment exprimé des préoccupations, que nous partageons, sur la Chine, parmi d’autres situations également préoccupantes. La France espère qu’un dialogue substantiel et productif peut contribuer à y faire progresser la situation.

M. Le Haut-Commissaire,

Dans le cadre de sa candidature à un nouveau mandat au sein de ce Conseil, la France poursuivra son action en faveur de l’universalité des droits de l’Homme, de la protection des défenseurs des droits de l’Homme et de la société civile. Elle continuera d’œuvrer en faveur de la justice et de la lutte contre l’impunité. Elle poursuivra son action en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort.

Elle restera mobilisée en faveur des droits des femmes, sur lesquels il existe un vrai risque de recul, mais aussi en vue du respect des droits économiques et sociaux et notamment sur la question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, dans l’objectif non pas d’imposer de nouvelles normes mais de responsabiliser tous les acteurs afin qu’ils se conforment à leurs obligations au titre du droit international des droits de l’Homme.

Je vous remercie./.

publié le 11/03/2016

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