CDH31 - Débat Général - Intervention de la France

=== 31ème Session du Conseil des droits de l’Homme ===
Débat Général sous le point 4 de l’ordre du jour

Intervention de la France
(mardi 15 mars 2016)



Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

La Syrie entre dans la 6ème année d’un conflit qui a fait plus de 270 000 morts et causé l’exil et le déplacement forcé des deux tiers de la population.

La barbarie sans nom de Daech s’est ajoutée aux crimes du régime. Ainsi que son allié russe, le régime a violé à plusieurs reprises la cessation des hostilités, en menant des attaques contre l’opposition modérée, et ses obligations internationales en matière de droit humanitaire, notamment en ciblant des civils.

Il est urgent de mettre fin à ce cycle infernal. Les responsables de ces exactions, constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, devront rendre des comptes devant la justice.

La France est également très préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Yémen. Le Conseil doit maintenir son attention. La France appelle toutes les parties à respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire, et à coopérer pleinement avec le Haut-Commissariat.

En Israël et dans les Territoires palestiniens, la situation ne cesse de se dégrader. Pour sortir de ce cercle vicieux, il est urgent de recréer un horizon politique. La communauté internationale doit se mobiliser. La France est pleinement engagée en ce sens. Elle appelle toutes les parties à respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire, afin de contribuer à un retour de la confiance et du dialogue, en vue d’une solution définitive au conflit.

La France reste également très préoccupée par la situation des droits de l’Homme dans plusieurs régions en Afrique. Je reviendrai sur la situation au Burundi, en Erythrée et au Soudan du Sud lors des dialogues dédiés. Je tiens ici à souligner la vive préoccupation de la France concernant les violations des droits de l’Homme au Soudan, qu’il s’agisse des restrictions des libertés fondamentales ou des violences que subissent les civils, en particulier au Darfour, au Sud-Kordofan et au Nil bleu.

La France est également très préoccupée par la persistance des violences commises par Boko Haram contre les populations civiles.

Les atteintes aux droits de l’Homme ne se limitent pas aux pays ravagés par les conflits. Elles sont aussi plus insidieuses sur tous les continents.

De plus en plus de Gouvernements tendent à restreindre les libertés au nom de la sécurité, de la stabilité politique ou même de particularismes culturels, y compris dans des pays qui se veulent des démocraties. Des journalistes, des avocats, des responsables d’association sont arrêtés. Les activités des organisations non-gouvernementales sont entravées. Le Haut-Commissaire a évoqué jeudi les cas de la Turquie, de l’Egypte, de la Russie et de la Chine. La France partage pleinement ces préoccupations.

La peine de mort a connu cette année encore de tristes records. La France est préoccupée par le trop grand nombre d’exécutions en Iran, en Arabie Saoudite, en Chine, au Pakistan et aux Etats-Unis. La France poursuivra avec détermination son combat pour l’abolition universelle de la peine de mort. Elle restera mobilisée pour faire respecter partout l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements./.

publié le 15/03/2016

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