CDH31 - Côte d’Ivoire - Dialogue interactif avec l’expert indépendant (21/03/2016)

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 22 mars 2016 lors du dialogue interactif avec l’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

=== 31ème Session du Conseil des droits de l’Homme ===
Dialogue interactif avec l’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire

Intervention de la France
(mardi 22 mars 2016)




Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration prononcée par l’Union européenne.

Suite à l’attentat terroriste de Grand-Bassam, la France renouvelle son message de solidarité avec la Côte d’Ivoire et ses condoléances à toutes les familles des victimes.

La France remercie M. Mohammed Ayat pour sa présentation et rappelle son plein soutien à son travail. Ce mandat d’expert indépendant joue un rôle important pour accompagner les efforts engagés par la Côte d’Ivoire en matière de droits de l’Homme. La France salue la coopération des autorités ivoiriennes avec l’expert indépendant.

Le bon déroulement de l’élection présidentielle a illustré la capacité de la Côte d’Ivoire à avancer de façon décisive vers la stabilisation durable du pays.

En matière de droits de l’Homme, un engagement déterminé est essentiel pour consolider les progrès accomplis ces dernières années, notamment par la pleine mise en œuvre des textes adoptés.

Pour que les Ivoiriens puissent définitivement tourner la page des crises passées, il est indispensable que les responsables des graves violations des droits de l’Homme commises, notamment lors de la crise post-électorale de 2010-2011, soient jugés. Au-delà des crimes d’atteinte à la sûreté de l’Etat, la lutte contre l’impunité doit concerner les crimes de sang, elle doit viser les criminels des deux camps, et elle doit se faire dans le respect des standards judiciaires internationaux. La France encourage également la Côte d’Ivoire à poursuivre sa coopération avec la Cour pénale internationale.

En complément des procédures judiciaires, la publication du rapport final de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation est importante pour permettre son appropriation par l’ensemble de la population et contribuer ainsi au processus de réconciliation.

La France salue la création du fonds d’indemnisation pour les victimes de la crise et appelle à la pleine mise en œuvre du mandat de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (CONARIV).

Les autorités ivoiriennes doivent également poursuivre leurs efforts en matière de lutte contre les violences sexuelles, en assurant que tous les auteurs de ces crimes fassent l’objet de poursuites judiciaires, même quand il s’agit de membres des forces de l’ordre. C’est le seul moyen de créer un réel effet dissuasif et de conforter le lien de confiance entre autorités et citoyens.

Des progrès doivent également être réalisés pour la protection des droits des enfants, notamment en ce qui concerne l’enregistrement des naissances : c’est un préalable indispensable pour reconnaître leurs droits et favoriser ainsi une société inclusive.

Pour promouvoir le respect des droits de l’Homme, la Commission nationale des droits de l’Homme a un rôle important à jouer. La France encourage les autorités ivoiriennes à assurer pleinement ses capacités d’action et son indépendance, conformément aux Principes de Paris.

Je vous remercie./.

publié le 22/03/2016

haut de la page