CDH31 - Burundi - Dialogue interactif renforcé (22/03/2016)

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 22 mars 2016 lors du dialogue interactif renforcé sur la situation au Burundi.

=== 31ème Session du Conseil des droits de l’Homme ===
Dialogue interactif renforcé sur la situation au Burundi

Intervention de la France
(mardi 22 mars 2016)




Monsieur le Président,

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Je souhaite remercier tous les intervenants et saluer en particulier M. Mbonimpa : il est important que la société civile soit entendue dans cette enceinte.

Les interventions que nous venons d’entendre montrent que la situation des droits de l’Homme au Burundi ne s’est pas améliorée malgré la mobilisation et les efforts de la région et de la communauté internationale.

La France condamne tout particulièrement les exécutions extrajudiciaires, les détentions arbitraires et les cas de disparitions forcées dont se rendent coupables les forces de sécurité burundaises, de même que les attaques contre les civils et les autorités commises par les groupes armés illégaux.

La France est très préoccupée par les fortes restrictions qui sont imposées aux journalistes, aux opposants politiques et aux défenseurs des droits de l’Homme, qui sont harcelés et menacés.

L’engagement pris auprès du Secrétaire général de libérer des prisonniers et de promouvoir le dialogue inter-burundais inclusif avec la société civile et les partis d’opposition constitue un élément positif. Cet engagement doit être tenu rapidement par les autorités burundaises. Des mesures complémentaires sont également indispensables pour permettre une amélioration de la situation des droits de l’Homme.

Tous les auteurs de violations des droits de l’Homme, quels qu’ils soient, doivent en effet rendre compte de leurs actes devant la justice. Les autorités du Burundi doivent engager sans tarder les procédures nécessaires à cette fin.

Je voudrais réitérer le soutien de la France au travail effectué par le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme au Burundi, et encourager le gouvernement à continuer à coopérer avec ce bureau.

Nous nous réjouissons également que la mission d’experts indépendants ait pu se rendre au Burundi au début de ce mois et rencontrer de nombreux interlocuteurs. Son travail constitue une contribution essentielle à la lutte contre l’impunité, qui est indispensable à la paix et à la réconciliation nationale. Nous appelons les autorités burundaises à faciliter aussi le déploiement de l’équipe d’officiers du HCDH sur le terrain afin de permettre aux experts de présenter leur rapport devant le Conseil en septembre prochain.

Dès le début de la crise, la France a appelé toutes les parties à l’arrêt des violences et au dialogue politique inclusif pour trouver une solution consensuelle, dans le respect de l’accord de paix d’Arusha. Celui-ci doit constituer plus que jamais notre boussole, et celle de tous les acteurs burundais.

La communauté internationale doit davantage se mobiliser et unir ses efforts pour accompagner le Burundi en ce sens.

La France salue l’engagement de l’Union africaine et le déploiement prochain de cent observateurs des droits de l’Homme supplémentaires sur le terrain. Elle espère que l’engagement des acteurs régionaux restera fort car il est essentiel pour remédier à la crise que traverse le Burundi. Il est aussi important qu’il soit soutenu par les Nations Unies.

La communauté internationale et ce Conseil doivent maintenir une vigilance de chaque instant. Aucun effort ne doit être épargné pour prévenir une dégradation de la situation au Burundi.

Je vous remercie./.

publié le 22/03/2016

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