CDH26 - Situations qui requièrent l’attention du Conseil

26ème session du Conseil des droits de l’Homme


Point 4 : Situations relatives aux droits de l’Homme qui requièrent l’attention du Conseil
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Intervention de la France
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(Genève, 19 juin 2014)
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Monsieur le vice-Président,

En Syrie, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité se poursuivent en toute impunité. La France reste mobilisée pour que justice soit rendue au peuple syrien, pour que la Cour pénale internationale soit saisie par les centaines de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité qui ont été commis et pour soutenir ceux qui plaident en faveur d’une solution politique inclusive, pour une Syrie, libre, démocratique, respectueuse de ses minorités, de l’Etat de droit et des droits de l’Homme. En ce qui concerne la déclaration transrégionale sur les cessez-le-feu locaux, la France estime que les cessez-le feu locaux ne peuvent en aucun cas se substituer à une application effective de la résolution 2139 du Conseil de Sécurité.

La France est vivement préoccupée par les violations et les crimes commis dans le Nord de l’Irak par l’EIIL qui prend pour cible des zones peuplées par les civils entrainant le déplacement massif de populations. Elle partage en particulier l’inquiétude de la Haut-commissaire concernant les exécutions sommaires et les meurtres extra-judiciaires, y compris de chefs religieux et de personnes relevant de l’armée ou de l’administration irakienne. Elle condamne les violations graves, les cas de torture, les actes de discrimination envers les femmes commis dans les zones contrôlées par l’EIIL.

La France demeure gravement préoccupée par la situation des droits de l’Homme au Soudan du Sud. Le tribut payé par les populations civiles et l’ensemble des violations des droits de l’Homme requièrent une réaction forte de la part du Conseil des droits de l’Homme. Nous soutenons les efforts du groupe africain en vue de l’adoption d’une résolution lors de cette session et nous appelons à la mise en place d’un mécanisme de suivi adéquat.

La situation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en Erythrée demeure particulièrement préoccupante, notamment les violations des droits de l’Homme commises dans le cadre du service militaire. Malgré la qualité du travail de la rapporteure spéciale, nous regrettons l’absence de coopération de la part des autorités locales. Nous soutenons les actions du groupe africain visant à renouveler le mandat de la rapporteure et appelons les autorités à accéder favorablement à ses sollicitations.

Monsieur le vice-Président,

La France est préoccupée par la persistance de violations systématiques des droits de l’Homme en Biélorussie. La liberté d’expression, de la presse, de réunion et les libertés syndicales sont quotidiennement bafouées. Tandis que le gouvernement biélorusse refuse de libérer ses prisonniers politiques, de nouveaux cas d’arrestation arbitraire, de torture et de traitements inhumains sont régulièrement rapportés. La France appelle les autorités biélorusses à coopérer avec le Rapporteur spécial et à instaurer un moratoire en vue de l’abolition de la peine de mort.

publié le 19/06/2014

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