CDH24 - République Centrafricaine

24ème session du Conseil des droits de l’Homme


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Dialogue interactif avec la Commission d’enquête sur la République Centrafricaine


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Intervention du Représentant Permanent de la France


(Genève, 26 septembre 2013)

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Monsieur le Président,

Je m’associe à la déclaration de l’Union européenne et remercie le Haut-commissariat pour sa présentation. Je remercie également la République centrafricaine pour avoir pris l’initiative de ce dialogue interactif, et je tiens à saluer MM. les Ministres Arsène Sendé et Aristide Sokambi, pour leur intervention devant notre Conseil.

Monsieur le Président,

Le terrible rapport du Haut-commissariat aux droits de l’Homme sur la situation en République centrafricaine est particulièrement inquiétant. La liste des exactions est longue : exécutions sommaires et extrajudiciaires, violences sexuelles, recrutement d’enfants soldats… Le chaos s’est installé dans le pays. Les violations des droits de l’Homme ont gagné en intensité après le coup d’Etat. Certaines pourraient même constituer des crimes de guerre selon le Haut-commissariat.

Cette crise a également des répercussions humanitaires et sécuritaires très graves. Aujourd’hui, près d’un demi-million de personnes souffrent d’insécurité alimentaire en République centrafricaine.

Devant une telle situation, la communauté internationale ne peut pas rester indifférente. La République centrafricaine ne doit pas devenir une crise oubliée du continent africain. Le Président de la République française, François Hollande, a lancé hier un cri d’alarme sur cette situation, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Aujourd’hui, à Genève aussi, la France appelle le Conseil des droits de l’Homme à se mobiliser pleinement sur cette question.

Soutenant pleinement les conclusions et les demandes de la Haut Commissaire, la France appelle les autorités de République centrafricaine :

1) à redoubler d’efforts dans la lutte contre l’impunité. Les personnes qui se sont rendues coupables de violations doivent savoir qu’elles seront poursuivies et jugées, quelle que soit leur appartenance politique.

2) à rétablir rapidement la sécurité et l’ordre constitutionnel,

3) à organiser des élections présidentielles et législatives, libres et transparentes.

La France salue le Groupe africain pour avoir pris l’initiative d’une résolution sur la République centrafricaine. Elle soutient pleinement la création d’un mandat d’Expert indépendant et elle travaillera de manière active avec la République centrafricaine et le Groupe africain.

Je vous remercie.

publié le 26/09/2013

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