CDH19 - Panel sur le VIH/SIDA et les droits de l’Homme

19ème session du Conseil des droits de l’homme

Panel sur le VIH/SIDA et les droits de l’Homme

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Intervention de M. Jacques Pellet, Représentant permanent adjoint de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève

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Genève — Mardi 20 mars 2012


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Monsieur le président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne et remercie les panélistes pour leurs interventions et leurs témoignages.

Mon pays se félicite que le Conseil des droits de l’homme tienne aujourd’hui son premier panel sur le VIH/SIDA. Ce choix confirme que la lutte contre ce virus qui affecte aujourd’hui 34 millions de personnes dans le monde est au cœur de nos priorités.

Je tiens à rappeler devant vous l’engagement ferme et constant de la France dans la lutte contre cette maladie, en particulier à travers son soutien sans faille au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, à l’ONUSIDA et à UNITAID. La France contribue annuellement à hauteur de 360 millions d’euros au seul Fonds mondial. Notre engagement, et celui de nombreux autres Etats, a d’ores et déjà permis de fournir un accès large aux traitements antirétroviraux, de réduire la transmission de la mère à l’enfant et de diminuer de 20% les décès liés au SIDA dans les cinq dernières années.

Si nous pouvons nous réjouir de ces premiers succès, nous devons aussi reconnaître que les discriminations et atteintes aux droits de l’Homme qui visent les personnes vivant avec le VIH/SIDA n’ont pas cessé. Toutes les discriminations sont inacceptables. Mais celles qui visent des personnes déjà rendues vulnérables par cette maladie devraient susciter une réprobation immédiate et universelle.

Conformément à la Déclaration politique de 2011, à la stratégie de l’ONUSIDA de décembre 2010 et à la recommandation de la Conférence internationale du travail sur le VIH/SIDA et le monde du travail de juin 2010, nous appelons tous les Etats membres à faire cesser toute discrimination et stigmatisation visant les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

La France réaffirme plus particulièrement son engagement aux côtés des populations les plus vulnérables au VIH/SIDA : les toxicomanes, les personnes LGBT, mais aussi les femmes et les jeunes filles, dont le droit de refuser des rapports sexuels non-protégés doit être défendu.

Je vous remercie.

publié le 20/03/2012

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