CDH18 - Panel sur la réalisation du droit au développement

18ème session du Conseil des droits de l’homme

Panel sur la réalisation du droit au développement

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Intervention de la France

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Genève — Mercredi 14 septembre 2011


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Madame la Haut Commissaire,
Madame la Présidente,

Je m’associe pleinement à l’intervention prononcée au nom de l’Union Européenne et souhaite remercier les divers intervenants pour leur présentation. Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 4 décembre prochain le 25ème anniversaire de la déclaration sur le droit au développement, nous saluons cette initiative qui nous permet de faire le point sur les progrès accomplis ainsi que sur le chemin qu’il nous reste à parcourir.

La France est particulièrement attachée à l’indivisibilité et à l’interdépendance des droits de l’Homme, principes rappelés entre autres par la déclaration adoptée en 1986, et reste convaincue que la réalisation du droit au développement passe par une égale promotion des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Un développement durable, vecteur de stabilité, ne saurait se réaliser au détriment des droits de l’Homme.

C’est dans cette perspective que mon pays, un des contributeurs majeurs de l’aide au développement, participe activement à la réalisation de ce droit ainsi qu’à la mise en œuvre des objectifs du Millénaire pour le développement. L’attention toute particulière accordée par la France à la question de l’extrême pauvreté au sein de ce Conseil, à travers le soutien au mandat de Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme, en témoigne. Tel que nous l’avons rappelé à plusieurs reprises, l’extrême pauvreté ne peut pas être comprise uniquement en termes de seuil monétaire et ne résume pas à la problématique du développement. Cependant, en donnant de la visibilité à cette question au Conseil, notre action participe à la réalisation du premier des objectifs du Millénaire pour le développement. De même, le rôle moteur joué par mon pays dans la création et le fonctionnement de mécanismes de financement innovants du développement, à travers Unitaid et le Gavi, atteste de la priorité que revêt pour nous cette problématique.

Madame la Présidente,

La déclaration sur le droit au développement reconnaît un principe fondamental en indiquant que l’être humain est le sujet central du processus de développement et qu’à ce titre, il doit en être le participant actif et le bénéficiaire. L’article 8, qui stipule notamment que des mesures efficaces doivent être prises pour permettre la participation active des femmes au développement, a pour ma délégation une importance toute particulière. Je souhaite dès lors poser aux panelistes la question suivante : peuvent-ils nous donner des indications sur les défis rencontrés ainsi que sur d’éventuelles bonnes pratiques qui auraient été identifiées dans ce domaine ?

Je vous remercie ./.

publié le 16/09/2011

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