CDH - Situation des droits de l’Homme au Burundi

39ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Commission d’enquête internationale sur le Burundi

Intervention de la France

Genève, 17 septembre 2018

La version prononcée fait foi.


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Monsieur le Président,

La France remercie la Commission d’enquête internationale pour sa présentation.

La France est extrêmement préoccupée par les conclusions de la commission d’enquête internationale qui a constaté la persistance de graves violations des droits de l’Homme, et a été jusqu’à qualifier certaines de crimes contre l’humanité.
Il est indispensable que les responsables de violations répondent de leurs actes devant la justice, quelle que soit leur affiliation.

Il est particulièrement préoccupant de constater que les autorités burundaises ont continué de refuser toute coopération avec les enquêteurs et ont réagi à la publication de leur rapport en déclarant les enquêteurs personae non gratae. Elles n’ont pas été davantage disposées à coopérer avec les experts nommés par le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme en vertu de la résolution adoptée l’année dernière au point 2. La France réitère son appel aux autorités à coopérer avec les mécanismes créés par ce Conseil.

La France rappelle que l’amélioration de la situation des droits de l’Homme et des libertés et la préparation d’élections libres, justes et transparentes pour 2020 sont les deux enjeux pour lesquels le Burundi est attendu. C’est pour cette raison que le processus régional de résolution pacifique de la crise par le dialogue et le consensus doit être soutenu.

A cet égard, nous accueillons positivement l’annonce faite par le Président burundais le 7 juin, selon laquelle il terminerait son mandat et qu’il « soutiendrait le prochain président burundais ». Cette annonce est de nature à contribuer au retour à la stabilité du pays.

Enfin, tout en saluant la solidarité manifestée par les Etats voisins du Burundi dans le cadre de leur politique d’accueil, et particulièrement la Tanzanie, la France souhaite que le retour des réfugiés burundais dans leur pays, s’effectue dans des conditions respectueuses des droits individuels, en étant fondé sur le volontariat et non la coercition et en se traduisant par une bonne réinsertion dans les communautés locales au Burundi.

publié le 17/09/2018

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