CDH – Session spéciale sur la situation dans les TPO

Conseil des droits de l’Homme

Session spéciale sur la détérioration de la situation
dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est

Intervention de la France

Genève, le vendredi 18 mai 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président

La France condamne fermement les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza, qui ont atteint un nouveau palier cette semaine, avec 62 morts, dont 8 mineurs, et 2 700 blessés. Cela porte le bilan des manifestations à 101 victimes. Nous ne pouvons pas accepter un tel niveau de violence face au droit fondamental des Palestiniens à manifester pacifiquement. Nous sommes aussi profondément attachés au respect de la sécurité d’Israël.

Toute la lumière doit être faite sur ces graves événements. Nous soutenons la résolution palestinienne présentée ce jour, ainsi que la demande du secrétaire général des Nations unies qu’une enquête indépendante et transparente soit conduite.

Nous appelons les autorités israéliennes à la plus grande retenue et à un usage strictement proportionné de la force. Nous attendons d’Israël qu’il applique des règles d’engagement respectueuses des standards internationaux, et ce, conformément à ses engagements.

La France appelle au respect du droit international humanitaire, pleinement applicable dans la bande de Gaza, en particulier l’impératif de protection des civils, ainsi qu’au respect des droits de l’Homme.

Il est urgent de recréer les conditions nécessaires à la recherche d’une solution politique. Cela passe, à Gaza, par la levée du blocus, qui a créé une situation humanitaire catastrophique, nourrit le désespoir de la population, et alimente la mobilisation. Nous saluons à cet égard l’ouverture par l’Egypte du point de passage de Rafah.

Au-delà de Gaza, la France demeure préoccupée par la situation à Jérusalem et en Cisjordanie. Elle réitère sa désapprobation de la décision américaine d’ouvrir une ambassade à Jérusalem, ville dont le statut ne pourra être déterminé que dans le cadre d’une négociation entre les parties.

La France reste fondamentalement attachée à la solution des deux Etats, Israël et la Palestine, avec Jérusalem pour capitale des deux États.
Je vous remercie./.

publié le 18/05/2018

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