CDH - Intervention de la France lors Débat général (point 10)

39ème session du Conseil des droits de l’Homme

Débat général sous point 10

Intervention de la France

Genève, 27 septembre 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Nous appelons au renouvellement des mécanismes mis en place par ce Conseil, qui contribuent par leur travail de documentation à favoriser le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Au Yémen, un consensus doit être trouvé afin que le mandat du Groupe d’éminents experts soit renouvelé. Nous saluons le renouvellement du mandat de l’experte indépendante concernant la République centrafricaine où persistent les violences et les activités déstabilisatrices perpétrées par les groupes armés. Le rôle de l’expert indépendant au Soudan est tout aussi essentiel, compte tenu des violations commises par toutes les parties. Il est indispensable que ce mandat soit renouvelé, tout comme celui concernant la Somalie.

L’assistance apportée par le HCDH contribue à favoriser la résilience des Etats face aux crises et pour lutter contre l’impunité. C’est pourquoi la France encourage les autorités du Mali à poursuivre leur coopération avec le HCDH et l’expert indépendant. Il en va de même concernant Haïti, où les recommandations du HCDH doivent être mises en œuvre, ainsi qu’en Libye.

Il est indispensable que les mécanismes de ce Conseil et le HCDH aient accès à l’intégralité des territoires des Etats membres. A cet égard, la France appelle à nouveau les autorités birmanes à autoriser l’accès de la mission d’établissement des faits dans l’Arakan et à rétablir une coopération avec la rapporteuse spéciale. Par ailleurs, les mécanismes internationaux doivent pouvoir accéder à la Crimée. Nous regrettons également que le HCDH n’ait toujours pas accès aux régions géorgiennes d’Abkhazie et de Tskhinvali/Ossétie du Sud, en dépit de ses demandes répétées, et en contradiction avec les résolutions 34/37 et 37/40 du CDH. La France est préoccupée par les restrictions à la liberté de circulation affectant ces régions.

La France continuera à soutenir le HCDCH afin qu’il puisse exercer ses missions au service des droits de l’Homme./.

publié le 27/09/2018

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