CDH - Dialogue interactif - Rapport sur le Cambodge

39ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif sur le rapport du Haut-Commissariat sur le Cambodge

Intervention de la France

Genève, 26 septembre 2018

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France salue le travail remarquable de la Rapporteure spéciale et la remercie pour son rapport devant ce Conseil.

La France est préoccupée par ses conclusions qui constatent que la situation générale des droits de l’Homme s’est dégradée depuis l’année dernière, en particulier dans le contexte des élections législatives de juillet 2018. Ces dernières se sont tenues dans un climat qui n’a pas permis à l’opposition, aux médias et à la société civile de fonctionner sans entrave. C’est oublier que l’application des droits de l’Homme est une condition essentielle de paix durable, de stabilité et de développement.

La France partage les recommandations de la Rapporteure spéciale sur la nécessité de lever toutes les restrictions aux libertés fondamentales qui frappent les défenseurs des droits de l’Homme, la société civile, les médias et les ONG. Nous prenons note de la remise en liberté sous contrôle judiciaire de M. KEM Sokha ainsi que de la libération de plusieurs autres opposants et activistes. Nous appelons à l’abandon des poursuites à leur égard et à la levée de l’interdiction faite à 118 membres du parti du salut national de mener pendant cinq ans des activités politiques. La ratification par le Cambodge des protocoles facultatifs du Pacte international relatif aux droits civils et politiques serait interprétée comme un gage de sa disposition à relancer le dialogue démocratique.

Madame la Rapporteuse spéciale, vous recommandez que le Cambodge se dote de mécanismes de suivi de mise en œuvre des Objectifs du développement durable pour améliorer la situation des droits de l’Homme. Quelles mesures prioritaires préconisez-vous pour accompagner le Cambodge en ce sens ?

publié le 26/09/2018

haut de la page