CDH - Dialogue avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme

39ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue avec le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme sous le point 2 de l’ordre du jour

Intervention de la France

Genève, 11 septembre 2018

La version prononcée fait foi.

Merci Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Madame le Haut-Commissaire,

Je tiens à vous assurer du plein soutien de la France dans vos nouvelles fonctions. Nous comptons sur votre voix forte et indépendante pour promouvoir les droits de l’Homme qui, comme le souligne la Déclaration universelle dont nous célébrons le 70ème anniversaire, constituent la condition de la liberté, de la justice et de la paix. Votre mandat est également primordial pour jouer un rôle d’alerte et porter conseil et assistance aux pays dont les progrès doivent être consolidés.

La France sera toujours à vos côtés dans ces missions essentielles et appelle tous les Etats à coopérer avec vous. C’est dans cet esprit qu’elle est candidate à un nouveau mandat au sein de ce Conseil pour la période 2021-2023.

Plusieurs crises génèrent de graves violations des droits de l’Homme. Je pense à la Syrie, au Yémen, à la Birmanie que nous évoquerons au point 4. Mais je pense aussi à la répression au Venezuela qui conduit des centaines de milliers de Vénézuéliens sur la route de l’exil, entraînant une catastrophe humanitaire qui s’étend au continent. Il n’y aura pas d’issue à la crise tant que le gouvernement vénézuélien n’aura pas reconnu la détresse de son peuple, accepté l’aide internationale et restauré la démocratie et le respect des droits de l’Homme.

De même, nous appelons le Nicaragua à mettre un terme aux arrestations arbitraires et à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants et des défenseurs des droits. Là encore, la coopération avec les organisations multilatérales est essentielle ; nous déplorons le départ de la mission du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme et appelons à la reprise du dialogue.

Enfin, nous devons travailler à protéger les journalistes et les défenseurs des droits de l’Homme, dont la voix est trop souvent réduite au silence ; à défendre la liberté et la dignité des femmes et des personnes LGBTI ; à poursuivre le combat en faveur d’une abolition universelle de la peine de mort.

Je vous remercie.

publié le 11/09/2018

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