CDH 18 - Intervention de la Haut Commissaire

18ème session du Conseil des droits de l’homme

Point 2 : intervention de la Haut Commissaire aux droits de l’Homme

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Intervention de la France

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Genève — Lundi 12 septembre 2011


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Madame la Haut Commissaire,
Madame la Présidente,

Je m’associe à la déclaration prononcée par la Pologne au nom de l’Union Européenne.

En premier lieu, je tiens une nouvelle fois à saluer le rôle clef du HCDH dans les transformations historiques en cours dans le monde arabe. Votre soutien aux processus de transition démocratique et l’assistance technique que vos apportez s’avèrent précieux.

Le HCDH vient ainsi d’ouvrir un bureau en Tunisie et nous espérons que tel sera également le cas prochainement en Egypte.

La mission d’enquête du HCDH en Syrie a quant à elle mis en lumière la gravité des violations de droits de l’Homme commises par les autorités syriennes et qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité. Nous partageons pleinement votre préoccupation face à cette répression aveugle, qui a déjà causé plus de 2600 morts. Damas doit mettre un terme aux massacres de manifestants pacifiques et coopérer pleinement avec la commission d’enquête internationale créée par le Conseil en août dernier. Les responsables de ces exactions doivent savoir qu’ils auront à répondre en justice de leurs actes.

Plus que jamais, la France appuie résolument votre action, tant sur le plan politique que financier. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter cette année au HCDH notre contribution afin de l’aider à faire face aux dépenses extraordinaires entrainées par la création de plusieurs commissions d’enquête et l’ouverture de nouveaux bureaux sur le terrain.

Nous partageons également votre inquiétude face à la situation au Soudan. L’extension du conflit à la province du Nil Bleu et la gravité des violations des droits de l’Homme commises au Sud Kordofan, qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité, requièrent toute notre attention. C’est pourquoi la France soutient votre appel à la création d’une commission d’enquête internationale sur les exactions au Sud Kordofan. C’est pourquoi nous appelons au renouvellement à cette session du mandat de l’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme au Soudan et à la création d’un mécanisme de suivi au Sud Soudan. .

Enfin, vous avez évoqué dans votre intervention le caractère dramatique de la situation alimentaire dans la Corne de l’Afrique. Face à la famine qui menace dans cette région près de 12 millions de personnes, la France a décidé de tripler son aide et de la porter à 30 millions d’euros afin de financer des actions d’urgence. Nous devons redoubler d’efforts afin de prévenir une catastrophe humanitaire majeure.

Je vous remercie./.

publié le 12/09/2011

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