Biodiversité : la France salue les résultats de la CITES (Genève, 17-28 août 2019)

La 18ème Conférence des Parties (COP18) à la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) s’est réunie à Genève du 17 au 28 août 2019.

La France tient à saluer les résultats tout à fait exceptionnels de cette réunion. Ce bilan est pleinement en phase avec l’ambition qui anime la France pour élever le niveau de protection de la biodiversité mondiale et renforcer les instruments internationaux.

La France a été à l’origine ou a fortement encouragé plusieurs des mesures adoptées lors de cette conférence de la CITES. Les girafes, les concombres de mer (holothuries) ou encore le requin taupe sont désormais classés en annexe 2, laquelle permet d’encadrer de manière beaucoup plus stricte le commerce de ces espèces. Il en va de même d’espèces telles que la mygale ou la tortue étoilée.

La France se félicite également de la décision, obtenue grâce à la position des 28 Etats membres de l’Union européenne, d’interdire dorénavant le prélèvement en milieu naturel des éléphanteaux. La France poursuivra avec détermination, aux côtés de la coalition des pays africains pour l’éléphant, sa mobilisation en faveur d’un classement intégral des éléphants d’Afrique en annexe 1, qui concerne les espèces dont la survie est la plus compromise, et pour une fermeture des marchés du commerce de l’ivoire.

Emblématiques ou moins connues, toutes ces espèces rappellent que la biodiversité est un tout cohérent et interdépendant.

Cette réunion de la CITES a été l’illustration d’un multilatéralisme efficace. Elle rappelle que la CITES est un instrument essentiel pour la préservation des espèces car ses décisions se traduisent en actions concrètes et d’effet immédiat. Plus de 160 propositions de classement d’espèces de faune et de flore sauvages en faveur de la durabilité ont été décidées et seront mises en œuvre concrètement dans l’année. Près de 150 pays (sur les 182 Etats parties) ont participé aux discussions, faisant de la CITES un des instruments les plus fédérateurs à l’échelle mondiale pour la protection de la nature.

La France est présente sur tous les fronts de la protection de la biodiversité, comme en témoignent la publication en mai dernier à Paris du rapport d’évaluation mondiale de la biodiversité de l’IPBES ou l’adoption de la Charte de Metz sur la biodiversité lors du sommet du G7 à Biarritz. Elle accueillera en juin 2020 à Marseille le Congrès mondial de la Nature de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et est pleinement investie dans les travaux d’élaboration du nouveau cadre mondial de protection de la biodiversité qui sera adopté fin 2020 en Chine.

Dernière mise à jour le : 2 septembre 2019