Biodiversité : la protection des girafes et des concombres de mer

Biodiversité : la protection des girafes et des concombres de (...)

Signée en 1973, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) fédère aujourd’hui 182 pays du monde dans la préservation de la biodiversité face aux menaces de la surexploitation et du commerce international.

Réunis tous les 3 ans pour discuter de l’avenir et des enjeux, et décider face aux nouveaux signaux d’alarmes qui ne cessent de s’allumer, les pays signataires ont dû, cette année à Genève, parmi les 57 propositions d’inscription (éléphants, requins, reptiles, concombres de mer, plantes…) étudier la situation préoccupante des girafes et des concombres de mer.

Certaines espèces de girafes sont au bord de l’extinction. La France se félicite de la reconnaissance par la communauté internationale des dangers du commerce international pour la survie de l’espèce.

Il n’existe qu’une seule espèce de girafe, mais elle est réparties en Afrique entre 6 et 9 populations distinctes selon les experts scientifiques, dont certaines sont au bord de l’extinction, si n’est pas déjà le cas comme dans certains pays d’Afrique de l’Ouest.

En 30 ans, la population totale de girafes a été presque divisée par 10, avec aujourd’hui environ 120 000 individus vivant à l’état sauvage, ce qui représente 4 fois moins que les éléphants.

Chassée pour leur peau, leur viande et leurs os, le braconnage se serait intensifié sur les populations les plus fragiles.



L’inscription des girafes est une étape déterminante pour la conservation des girafes : c’est la reconnaissance internationale de la menace commerciale qui pèse sur cette espèce emblématique des savanes arborées d’Afrique.

Les concombres de mer seront également davantage protégés des effets néfastes du commerce.

Moins emblématiques, les concombres de mers sont des espèces très importantes dans l’écologie des mers et des océans, car elles participent à la qualité des eaux marines autant qu’à la productivité de la chaine alimentaire. Sans concombres de mer, il y aurait moins de poissons.

Depuis 17 ans, la CITES tergiverse avec ces animaux pourtant fortement commercialisés dans certains pays d’Asie.

La proposition d’inscription à l’annexe II de trois espèces de concombres de mer, les "Holothuries à mamelles" par la France, sous délégation européenne, permet enfin d’assurer une meilleure protection de ces espèces.

Dernière mise à jour le : 29 août 2019
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