Burundi : la résolution de la crise ne peut être que politique

35ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Commission d’enquête internationale sur le Burundi

Intervention de la France

Genève, le jeudi 15 juin 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne et remercie les membres de la commission d’enquête pour leur présentation.

La France réitère sa forte préoccupation face aux violations des droits de l’Homme qui continuent d’être commises au Burundi, notamment les cas de détentions arbitraires, de disparitions forcées ou de recours à la torture impliquant les forces de sécurité burundaises et aux appels à la violence de certains membres de la ligue de jeunesse des Imbonerakure.

La France condamne également le maintien des restrictions imposées aux libertés fondamentales, en particulier la liberté de la presse.

Pour faire cesser le cycle des violences et permettre une amélioration de la situation des droits de l’Homme, il est indispensable que les responsables de violations en répondent devant la justice, quelle que soit leur affiliation.

En matière de lutte contre l’impunité, la Commission d’enquête joue un rôle important. La France appelle le Burundi à coopérer avec cette commission, qui a été créé par une résolution de ce Conseil. La France appelle aussi le Burundi à rétablir pleinement la coopération avec le Bureau local du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme et à faciliter le déploiement de l’ensemble des observateurs de l’Union africaine.

Monsieur le Président,

Plus de deux années se sont écoulées depuis le début de la crise au Burundi, et la fragilité de la situation continue de justifier un suivi étroit par le Conseil des droits de l’Homme et, au-delà, par l’ensemble de la communauté internationale.

La résolution de la crise, nous le répétons, ne peut être que politique et passe par un dialogue apaisé entre tous les Burundais, fondé sur l’accord d’Arusha, modèle burundais de coexistence et socle de la réconciliation nationale. La France renouvelle à cet égard tout son soutien à la médiation régionale et en particulier au travail de facilitation mené par l’ancien président Mkapa, et appelle toutes les parties burundaises à s’engager pleinement dans ce processus de dialogue.

C’est uniquement par cette voie que le Burundi pourra retrouver le chemin de la paix durable et du respect des droits de l’Homme.

Je vous remercie./.

publié le 16/06/2017

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