106ème conférence internationale du travail

L’Organisation internationale du travail (OIT) tient la 106ème conférence internationale du travail (CIT) du 5 au 16 juin à Genève. Cette session discutera des questions les plus urgentes auxquelles est confronté le monde du travail actuel, y compris le changement climatique.

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La CIT en bref

La CIT a plusieurs fonctions :

  • L’élaboration et l’adoption des normes internationales du travail, sous forme de conventions et de recommandations ;
  • Le suivi de l’application des conventions et recommandations au niveau national ;
  • L’examen des rapports globaux du bureau international du travail sur les principes et droits fondamentaux du travail ;
  • L’adoption des résolutions qui contribuent à orienter la politique générale de l’OIT et ses activités futures.

Tous les deux ans, la Conférence adopte le programme et budget biennal de l’OIT qui est financé par les Etats Membres.

Focus – Le rapport « Travail et changement climatique »

Le Bureau international du travail fête son centenaire en 2019. L’initiative sur l’avenir du travail constitue le projet politique central de l’OIT pour les quatre ans à venir. L’initiative verte est l’une des sept initiatives de ce Centenaire.

Le Directeur général de l’OIT M. Guy Ryder présentera son rapport « Travail et changement climatique ». S’appuyant sur l’Accord de Paris et l’Agenda pour le développement durable, ce rapport propose de renforcer l’activité de l’OIT sur ce sujet ainsi que les partenariats à tous les niveaux.

Les conséquences du changement climatique sur la prospérité économique

Selon l’OIT, une hausse continue des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2050 se traduirait par la perte de plus de 7% de la production économique mondiale et de la productivité. En revanche, si elle est bien gérée, l’action sur le changement climatique peut :

  • conduire à créer des emplois en plus grand nombre et de meilleure qualité ;
  • contribuer à réduire la pauvreté ;
  • favoriser l’inclusion sociale ;
  • et une transition juste pour tous vers une économie sobre en carbone et durable.

Lors de la préparation de la COP 21 conjointement avec le Pérou alors président de la COP 20, la France avait lancé un appel en marge du Sommet du monde du travail en juin 2015 afin que soit pris en compte la dimension du travail décent dans le débat climatique. Cela s’est traduit par une référence au travail décent dans le préambule de l’Accord de Paris.

Comme l’indique l’OIT, la transition écologique est susceptible de créer 60 millions d’emplois d’ici 2030 et la France dispose de réels atouts pour bénéficier des fruits de cette dynamique, accélérée par l’Accord de Paris. En 2014, la France comptait 1,1 million d’emplois dans les métiers de l’environnement. Elle table sur la création de 100 000 emplois supplémentaires en 3 ans.

Le sommet sur le monde du travail

Le Sommet sur le monde du travail de cette année sera consacré au thème des femmes au travail. Il s’agit là d’une réflexion indispensable si l’on veut que la transformation réclamée dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies devienne une réalité.

L’équité au travail entre les femmes et les hommes et la nécessité de prendre des mesures pour réduire les écarts dans ce domaine sont essentiels. Selon l’OIT, en 2015, l’écart des taux d’emploi entre les sexes s’élevait à 25,5 % au détriment des femmes, à peine mieux qu’en 1995, année de la Conférence de Pékin.

La France salue l’engagement de l’OIT et de son Directeur général sur les questions d’égalité femmes-hommes : la publication en 2016 de l’étude « Femmes et travail : tendances » (disponible en français ici) a été une source d’information précieuse. Ce rapport a notamment nourri les travaux de la 61ème session de la Commission sur le statut de la femme, qui s’est tenue à New

publié le 05/06/2017

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